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Les corridors biologiques en Isère


 Relier les espaces naturels entre eux

Routes, barrages des rivières, lignes à haute tension... L'homme complique la vie aux animaux qui veulent se déplacer.
Les protéger c'est aussi protéger leurs déplacements, en créant, là où l'homme les a détruits, des corridors biologiques par lesquels les animaux peuvent passer.

On se rend compte aujourd'hui qu'il est essentiel de relier aussi les espaces naturels entre eux et d'assurer la libre circulation de la faune et de la flore à travers les territoires. Il s'agit donc de protéger les corridors biologiques, ces espaces utilisés par la faune et la flore pour se déplacer au cours de son cycle annuel.


 Améliorer la sécurité routière
© G Crisci
Qu'ils passent par-dessus les routes ou qu'ils soient souterrains, les corridors biologiques ont un rôle effectif dans la protection de la faune sauvage mais aussi dans la prévention des accidents.

On recense environ 1 000 collisions chaque année en Isère
entre automobilistes et gros gibiers. Cela occasionne des dégâts matériels importants, des dizaines de blessés et un mort en moyenne par an.

A cela il faut ajouter bien sûr la mort des 1 000 animaux concernés. La situation s'aggrave quand il s'agit de migrations de milliers d'amphibiens qui se font écraser début mars lorsqu'ils vont rejoindre leurs lieux de ponte. Une femelle crapaud replie d'oeufs gélatineux, aplatie sur le macadam, c'est une véritable savonnette !

Nul doute que le risque de dérapages et d'accidents est sérieusement augmenté, d'autant plus que les charognes attirent les renards, blaireaux et sangliers. Le problème lié au déplacement des insectes est moins connu mais n'en reste pas moins important.

 Le recensement des corridors biologiques

Un recensement des corridors biologiques a déjà été effectué sur l'ensemble du territoire isérois, et une étude est en cours, pour déterminer les points de conflits entre la faune et les infrastructures humaines.
Ces analyses, aujourd'hui disponibles, vont permettre d'inscrire ces espaces naturels de transit dans les prochains programmes de construction de voirie. Un comité de pilotage regroupant tous les aménageurs du département, les collectivités locales et les associations de protection de la nature, étudie déjà les 320 obstacles répertoriés, pour arrêter les zones prioritaires :
  • La cluse de Voreppe (liaison Vercors-Chartreuse),
  • La traversée du Grésivaudan (liaison Belledonne-Chartreuse,
  • La traversée aval de la Basse vallée de l'Isère,
  • La liaison Rhône-Dolon-Sanne,
  • Le passage à petite faune du Grand-Lemps,
  • Le canal du Beaumont,
  • Le corridor de la vallée de la Romanche,
  • Le corridor de Bourgoin-Jallieu,
  • Le passage à petite faune de Bonnefamille,
  • Le passage à petite faune de Saint-Laurent-du-Pont.

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