©F. Schmidt. Ce district est un des plus riches en zones humides
Petit plateau à dominante calcaire culminant à 450 m seulement, ce triangle est bordé sur deux de ses côtés par le Rhône (Nord-Est et Nord-Ouest).
L'inclinaison générale Est/Sud-Est assure un ensoleillement important, autorisant la présence d'espèces à affinités méditerranéennes.
Mais ne nous trompons pas, il s'agit là d'un bout de Jura qui se trouve isolé par le Rhône de son noyau originel.
Influences méridionales et jurassiennes se conjuguent donc ici pour foisonner de richesses et d'originalités.
En raison de la proximité du Rhône, une multitude de milieux de type alluvial est associée à l'ensemble du plateau calcaire et des dépressions marécageuses et tourbeuses. Ainsi, outre les biotopes liés au fleuve lui-même, nombre de milieux annexes, dont l'ancien méandre du Saugey, sont ici recensés dès que l'on s'éloigne du fleuve. De belles falaises donnent la possibilité à la faune et à la flore de trouver là un milieu favorable à leur développement : de nombreuses et rares espèces de chauve-souris y trouvent des gîtes fort appréciés, tandis que, côté flore, le Marabout ou Stipe penné, provenant des steppes de l'Europe centrale, trouve là une de ses rares stations iséroises.
Sur le plateau, pelouses sèches, cultures, landes, friches et boisements se partagent l'espace. L'Isle Crémieu est également parsemée de nombreux étangs qui hébergent des hôtes de choix tels la Rainette verte et les dernières populations rhônalpines de la tortue Cistude. Les botanistes n'ont là que l'embarras du choix puisqu'ils découvrent au fil de leurs randonnées : la Gratiole officinale, la Gentiane des marais, la Fritillaire pintade pour les zones humides et l'Orchis fragrans, l'Aster amelle (appelée aussi Marguerite de la Saint-Michel) et la Pulsatille rouge visible uniquement sur ce district naturel en Isère.