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03 L'Ile Crémieu, les collines de l'Est

L'île-Crémieu, les-collines

 Géographie

Le plateau de l'Île Crémieu est incliné vers l'Est, où les formations calcaires disparaissent sous la couverture d'alluvions glaciaires et fluvio-glaciaires. Le modelé actuel s'est mis en place lors du retrait des glaciers, les moraines formant les reliefs dominant les nappes d'alluvions fluvio-glaciaires. Les eaux de fonte du même front glaciaire s'écoulant à la fois vers le Nord (Rhône) et vers le Sud (Bourbre).
Le territoire considéré ici correspond à l'écoulement vers le Rhône, en forme de delta. Il est limité par les reliefs de l'Île Crémieu à l'Ouest, par le cours actuel du Rhône et le Bugey au Nord-Est et par les collines de Morestel au Sud.
Aujourd'hui maïs et ligniculture du peuplier remplacent le plus souvent les anciennes zones humides. Là où la nappe est plus profonde on cultive tabac et céréales.
Le paysage agricole a un parcellaire large, souvent limité par des ruisseaux, mais le réseau hydrographique est très artificialisé dans les fonds de vallées.
Point de rencontre, articulation entre les collines de l'avant-pays dauphinois et le Bugey, cette entité est davantage une enclave qu'un carrefour.

 Le paysage
C'est à partir de Montalieu-Vercieu, tout au nord, que l'on perçoit bien comment le plateau de l'Île Crémieu s'incline doucement vers l'est, orientant le regard vers la plaine du Rhône, lui-même motif majeur, auquel il semble vouloir laisser la place, par-delà les grandes surfaces vouées à la maïsiculture, à la populiculture et parfois aux étangs qui apportent une note plus vivante à un ensemble peu varié. Mais les bords du fleuve restent peu accessibles, comme sur la plaine des Avenières.
Aux marges de la grande plaine, le paysage reste localement vallonné. Sur Courtenay , village perché bien individualisé, l'urbanisation s'annonce déjà plus diffuse que sur le plateau intérieur. A Arandon, il se fait plus naturel et plus sauvage, entre petites collines, marais et étangs dont les perceptions restent cependant limitées du fait des masses végétales qui font écran. Il en va de même du paysage de Creys-Mepieu , aux collines nettement dessinées mais fermées par les boisements.
Les motifs pourtant bien présents des villages et de leur clocher, des étangs, voire des rochers voisins appellent une mise en scène plus volontariste, car seuls ils peuvent détourner l'attention d'un environnement trop marqué, côté Rhône, par les installations industrielles des carrières de production de chaux, des cimenteries, de la centrale nucléaire de Creys-Malville et de l'urbanisation diffuse. Les exceptions telles que le vieux Montalieu restent l'exception. Les " opportunités " procurées à d'autres modèles de valeur existent cependant grâce aux motifs en place.

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