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07 La plaine des Avenières

Plaine-des-Avenières

 Géographie

La plaine des Avenières est un vaste fond de vallée glaciaire comblé par les alluvions récentes du Rhône et au milieu duquel émerge une moraine de fond : " l'île " des Avenières.
Les limites sont franches : reliefs du Bugey au Nord-Est, coteaux des Basses Terres et RN 75 au sud-ouest, mais aucune infrastructure importante ne coupe cette entité dont le caractère rural s'efface peu à peu devant l'habitat diffus.
 Paysage

La plaine du Rhône se présente comme une immense mer de peupleraies . L'accès aux méandres et aux îles du grand fleuve est difficile, et les barrières végétales des peupleraies empêchent à la vue de s'étendre. La plaine, drainée par un système complexe de canaux et fossés à peine visibles, est occupée par l'agriculture partout où l'espace, trop humide, n'est pas réservé aux peupleraies.
C'est sur la colline des Avenières et sur les coteaux sud qu'il faut monter pour trouver une ambiance plus accueillante par son calme et sa douceur. C'est surtout l'architecture traditionnelle, avec ses maisons cubiques en pisé recouvertes de tuiles à écailles qui donnent à l'ensemble sa tonalité rurale. Cependant l'habitat se répartit de façon aléatoire le long des chemins ce qui nuit à la visibilité et à la cohérence du paysage.
Le même phénomène se retrouve sur le coteau sud. Entre Corbelin et Thuellin tout le long de la RN75, l'urbanisation linéaire a privé la route de ses ouvertures sur les paysages de la plaine, et ce type d'urbanisation affecte les autres routes et chemins. Cependant Veyrins-Thuellin, Thuellin , Vézéronce-Curtin ont concervé leur homogénéité et Morestel tranche par son église et le donjon carré du XII° siècle qui domine la cité.
C'est ici que s'est développée l'école picturale qui rassembla au siècle dernier les peintres Carrand, Guiguet, Fontanesi, Reignier et Romagnol, autour du plus célèbre d'entre eux, François-Auguste Ravier (1814-1895). Ce dernier, familier de l'Ile Crémieu, fut le peintre des variations fugitives d'une lumière caractéristique de paysages quasi déserts à son époque et désormais transformés par l'urbanisation.
On retrouve donc dans la plaine des Avenières le même phénomène que dans la plupart des plaines alluviales iséroises, celui des fermetures du paysage par fermeture des continuités ouvertes indispensables à sa lecture sous l'effet des dynamiques de la végétation et de l'urbanisation. Leur maîtrise passe par des stratégies volontaristes de développement de nouveaux modèles d'occupation agricole et d'entretien du territoire.

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