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13 La Plaine de Chonas-l'Amballan


 Géographie

Cette entité inclut la plaine de Chonas et le petit plateau de l'Amballan, ce dernier, d'une altitude supérieure à 300 m, domine le Rhône de 150 m et la plaine de Chonas d'une centaine de mètres. La vallée de la Varèze marque la limite Sud de ce paysage.
Vaste surface plane, couverte de loess et limons Würmiens, la plaine est vouée aux labours, un habitat disséminé et quelques arbres isolés se détachent sur l'horizon.
Entre Vienne et Chanas la voie ferrée suit le Rhône mais la RN7 et l'autoroute A7 le quittent au droit de Vaugris pour prendre le " raccourci " de la plaine de Chonas et du plateau de Louze. Ces voies coupent la plaine en son milieu sans générer l'implantation d'activités.
Le petit aérodrome de Vienne-Reventin est coincé entre A7 et RN7.

 Paysage

Une platitude cernée au nord-ouest par les coteaux du plateau de l'Amballan et au nord-est par ceux du plateau de Bonnevaux telle se présente la plaine, vouée à la céréaliculture intensive à grandes parcelles, sans plus guère d'arbres sinon isolément, et encore moins de haies. On ne voit guère quel motif pourrait y inviter à la découverte, et ce d'autant que les chemins n'y ont pas toujours résisté aux abandons, aux ventes, ou aux remembrements. Il en est souvent résulté des paysages qualifiés d'ouverts, mais qui sont en réalité fermés au parcours, ce qui est contradictoire avec l'idée même de paysage et source de nombreux abus tels que les décharges sauvages. Les abandons et les ventes à des particuliers furent plus fréquents entre 1945 et 1980 qu'aujourd'hui. Ils ont mis à mal la continuité du réseau, condition essentielle de la parcourabilité du territoire. Des négligences s'observent par ailleurs dans l'élaboration des documents d'urbanisme qui ne perçoivent pas toujours l'importance de la sauvegarde du réseau des circulations douces aux échelles communale et intercommunale.

Le contraste avec les coteaux et les plateaux qui lui font amphithéâtre est d'autant plus fort qu'ils conservent des traces d'un bocage avec ses quelques prairies et boisements. Mais pour le reste, ils se trouvent envahis par une urbanisation diffuse généralisée qui méconnaît les silhouettes villageoises. Un effet de ce type d'urbanisation, induit par la proximité de Vienne et des zones d'emploi de la vallée du Rhône, est de gommer certains motifs d'intérêt du paysage. Comme le dit justement l'expression qui le caractérise parfois, il noie les motifs d'intérêt locaux sous une nappe indifférenciée qui n'a d'autre logique que celle des espacements à observer entre les constructions ou les petits groupes de constructions. Or, dans le cas des plateaux, les motifs d'intérêt notables ne sont pas légion. C'est une raison de plus pour y tenir davantage qu'ailleurs, et il n'est de plateau si plat qui n'en recèle, comme en témoignent ceux de Champagnier ou de la Matheysine.
Seule la partie supérieure du plateau de l'Amballan, légèrement vallonnée, conserve son originalité en procurant de belles vues périphériques vers l'ouest.

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