Deuxième plus grand verger de l'Isère après la plaine de Vinay,
le plateau oppose un contraste saisissant à la plaine céréalière de Chonas-l'Amballan, de dimensions sensiblement égales et dont il n'est séparé que de quelques centaines de mètres par-dessus le cours méandriforme de la Varèze.
Les vergers occupent la totalité de l'espace
. Pêchers, pommiers, vignes, cassissiers et toutes les variétés de petits fruits
se serrent le long des routes, réduisant les vues lointaines à peu de chose. Seul
Assieu
, à l'est du plateau, procure des vues qui permettent la perception de l'ensemble.
Le premier enjeu paysager est ici de
veiller à une véritable mise en scène de ces vergers, sur le modèle du jardin,
par un entretien soigné de leurs transitions avec les routes, dont les abords donnent souvent l'impression de friches non maîtrisées et dont l'image fragilise celle des alignements et des quinconces d'arbres et d'arbustes fruitiers. Le deuxième enjeu tient au mitage de la colline d'Assieu, où l'urbanisation diffuse alterne avec les enfrichements. |