Isere.fr

Liens rapides...


Retour à la carte

15 Le plateau de Bonnevaux

 Géographie
Le plateau de Bonnevaux est formé d'un substrat molassique qui affleure sur les versants. Les formations superficielles (alluvions de plateau) argilo-caillouteuses, sont, localement, masquées par des loess ou des limons. Dans l'ensemble cependant les sols sont imperméables et peu fertiles.
Sur le plateau, qui domine la dépression de la Bièvre, le recul de l'agriculture a laissé la place aux taillis de chênes et de charmes.
Un réseau hydrographique dense est à l'origine d'une surface vallonnée. De ces caractéristiques résultent des paysages aux vues limitées... et peu connus parce qu'à l'écart des grands axes de circulation.
 Paysage
La vallée de la Gère, au nord, et la plaine de Beaurepaire, au sud, font de ce plateau une sorte d'île boisée, semblable aux autres îles de l'avant-pays dauphinois, l'ïle Crémieu et le plateau des Chambarans . Elles l'enserrent de dépressions étroites, quelques centaines de mètres d'envergure au plus, qui, à l'échelle du plateau, font figure de fossés défensifs dans lesquels les rivières déroulent leurs innombrables méandres au milieu de terres humides envahies par les peupleraies de rapport, autres remparts difficilement franchissables.
Les paysages qui en résultent reprennent le même modèle paysager d'ensemble : sur les plateaux, ce sont les peuplements forestiers des Blaches et de Taravas, qui prolongent la grande forêt de Bonnevaux et se poursuivent eux-mêmes jusqu'au Rhône par les bois de Champuy, de Limone, de Lille, de Méraude et des Dîmes ; en transition avec les fonds de vallées et de vallons parfois très étroits, comme la Salle et le Suzon, ce sont les bocages plus ou moins affirmés, surtout au nord.
Quant à l'habitat, on remarque que les villages sont très peu nombreux relativement à la superficie du plateau. On en compte une quinzaine, les plus importants étant regroupés au nord, à proximité de Vienne, sur la vallée de la Gère : Jardin, Eyzin-Pinet, Meyssiès, Villeneuve-de-Marc, d'un millier d'habitants chacun en moyenne. Les autres sont sur la Varèze, Monstéroux-Milieu, Cour-et-Buis , et les coteaux sud, mais ils sont beaucoup plus modestes, ne regroupant que cent à quelques centaines d'habitants au plus. A l'intérieur du plateau, l'habitat est éparpillé partout où ce n'est pas la forêt.
Ce sont les lieux élevés, aux horizons dégagés, qui attirent le plus. Jardin en est un premier exemple. Entouré d'un bocage qui épouse les petites dépressions et leurs ruisseaux et développe de belles continuités ouvertes par les cultures, il offre de très beaux dégagements sur la moyenne vallée de la Gère. Ces vues sont beaucoup plus motivantes que celles qui donneraient sur la basse vallée, très brouillée par l'entrée de ville de Pont-Evêque.
A l'intérieur du plateau, Montseveroux et son château fixent l'attention. Le village est situé sur un point haut et apparaît comme un point d'appel très motivant. Pour autant, c'est l'urbanisation diffuse qui domine, avec une architecture dominée par la technique du pisé.

© Tous droits réservés par le Conseil général de l'Isère