L'effacement de ces enfrichements ne peut être que le résultat de volontés fortes, motivées par des modèles de développement économiquement plus rémunérateurs. Il paraît certain, en tout état de cause, que la clé du succès reste dans
le maintien de l'activité agricole
. Elle se traduira parfois par le changement complet de modèle agricole.
Quant aux enrésinements en timbres-poste, la première préoccupation paysagère concernera
leur localisation dans l'espace
, par exemple en les regroupant dans des sites à faibles potentialités agricoles et moins fréquentés. Une telle préoccupation s'inscrirait dans la logique de l'équilibre paysager indispensable entre continuités végétales ouvertes et continuités végétales fermées. Il pourrait reposer sur un système d'échanges à l'amiable et sur la généralisation du zonage agriculture-forêt et élevage-forêt.
La deuxième préoccupation portera sur
l'atténuation de leur impact
en matière de textures, de couleurs et de limites. Leur justification économique n'étant pas forcément remise en cause, il conviendrait cependant d'adopter le principe d'un équilibrage des subventions à leur plantation par
des subventions aux plantations en mélange.
Une telle mesure serait une incitation à la conception de modèles de boisements différents, dont des bouquets moins denses allègeraient l'intérieur et ménageraient des transitions de lisière plus souples que celles de la géométrie parcellaire avec les cultures voisines.
La partie occidentale de la côte
est
le pays de la Côte-Saint-André.
Il présente un visage très différent. L'altitude s'abaisse à 644m au mont Avalon et jusqu'à 452m sur Penol. Les clairières ouvertes dans la châtaigneraie vont en s'agrandissant vers l'ouest et la forêt laisse graduellement la place à
un paysage très ouvert de bocage.
Sur ce balcon monumental, d'où la vue s'étend, par-delà la plaine, jusqu'aux Alpes, s'est installée la ville de la Côte, qui occupe une position privilégiée, autour de son château, à la fois forteresse et palais résidentiel, et rayonne ainsi sur le pays alentour. C'est la patrie d'
Hector Berlioz
(1803-18069), créateur d'un genre musical, le poème symphonique, qu'illustreront plusieurs de ses successeurs de l'Ecole française. Elle a également accueilli le peintre impressioniste
Jongkind
(1819-1891) dans les dernières années de sa vie.
|