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Géographie | ![]() |
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| La vallée de Villard-de-Lans est formée d'un large synclinal de calcaires secondaires dont le fond est comblé par la molasse tertiaire, elle-même recouverte par des moraines ou les alluvions de la Bourne. La vallée de Villard bénéficie à la fois d'un large fond de vallée, de la proximité des plus hautes corniches urgoniennes et d'un double accès (vers l'Ouest par les Gorges de la Bourne et vers Grenoble par Sassenage). Il y a là tous les ingrédients nécessaires à la création et au développement d'une station touristique et d'un vaste domaine skiable :
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Paysage | ![]() |
Lans-en-Vercors, à proximité de Grenoble par Engins ou Saint-Nizier-du -Moucherotte, abrite le siège du Parc Naturel Régional du Vercors , symbolique d'une ambition majeure : mettre la nature au premier plan de ses préoccupations. Le paysage s'ouvre sur le val de Lans , caractéristique des vallées humides en berceau du massif. Il frappe surtout par son ampleur, dont le massif frère de Chartreuse n'offre pas d'exemple. Le phénomène est d'autant plus frappant qu'on y accède par des routes accidentées et étroites, la RD 106 en lacets par Saint-Nizier, la RD 531 par les gorges du Furon au nord et celles de la Bourne au sud. L'impression d'espace et l'invitation à la découverte s'en dégagent tout naturellement. |
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| Les gorges du Furon affichent des motifs d'intérêt qui sont autant de points forts. Ce sont les falaises calcaires abruptes régulièrement rythmées par d'énormes tours en forme de colonnes arrondies, les forêts partout où le versant n'est pas rocher, le torrent qui coule au fond des gorges et la route elle-même, modèle d'esthétique fonctionnelle qui en fait désormais un motif structurel du paysage. Elle circule au fond de la vallée et procure une impression de sécurité beaucoup plus affirmée que dans les gorges de la Bourne où les passages à flanc de falaise donnent parfois le léger frisson d'un péril pourtant imaginaire. | |
![]() La vallée est renommée pour son réseau de promenades et de randonnées, qui ouvrent sur les grands espaces ouverts à l'agriculture et au pâturage des célèbres vaches villardes, puis aux espaces naturels qui les encadrent, depuis les lisières forestières, dont les rythmes soulignent une altitude régulière, jusqu'aux sommets et crêtes rocheuses d'une montagne qu'on a pu dire "horizontale" (A.Sgard) et qui achève de conférer à la vallée un caractère calme et reposant. |
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| Cette
"grande et belle vallée alpestre"
(Joanne) toute proche de Grenoble, fait partie de
la première génération des stations de basse altitude,
dites
stations traditionnelles
, dont font également partie des stations comme Autrans ou Saint-Pierre-de-Chartreuse. Elles sont de celles qui virent
l'essor du tourisme thermal et du tourisme climatique d'été dès la première moitié du dernier siècle et surtout dans l'entre-deux guerres, tout en accueillant graduellement le tourisme hivernal de sports d'hiver. Elles ont ceci d'original et d'attachant qu'elles se sont développées à partir d'un noyau villageois ancien dont la population permanente, active sur d'autres secteurs que le seul tourisme, a participé au développement touristique. Ce développement s'est cependant étendu sur plusieurs décennies et, même si les villages ont su conserver leur caractère, l'urbanisation et les équipements qui les entourent restent confus, faute d'expérience et de réelle fonctionnalité. | |
| Les mécanismes de cette urbanisation ont été analysés et décrits comme dépendants des trois dynamiques conjointes du progrès technique, de l'exode rural et des opportunités foncières ainsi offertes. Le premier effet de l'exode rural est en général l'abandon des parcelles les plus pentues, souvent situées entre la lisière forestière et le village. Elles se trouvent alors exposées soit à l'enfrichement soit à l'enrésinement en timbres-poste, soit à la vente et à la construction de type pavillonnaire. Dans ce dernier cas, l'urbanisation prend rapidement l'allure du même type d'urbanisation diffuse que celui des plaines et des collines de l'avant-pays. Ce type d'urbanisation s'accompagne assez souvent d'une urbanisation des coteaux qui, lorsqu'il se conjugue avec l'enfrichement et l'enrésinement, aboutit à la formation d'un tissu disparate de végétation et de bâti qui fait double contraste et avec le manteau forestier supérieur et avec l'habit d'Arlequin des cultures et des pâtures qui entourent encore le village. L'impact paysager qui en résulte est contraire au dépaysement souhaitable en montagne. Quant aux équipements de tourisme hivernal, leur étalement sur plusieurs décennies à conduit à un domaine skiable plus morcelé que dans les stations de deuxième génération comme l'Alpe d'Huez dans les Grandes Rousses et les Deux Alpes dans le massif de l'Oisans , qui s'installèrent d'emblée à l'étage alpin, au-delà du domaine de la forêt. Cependant ces stations manquent du caractère pittoresque et de l'offre de loisirs diversifiée que les stations traditionnelles sont toujours en mesure de proposer. |
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