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Géographie | ![]() |
La cuvette de Grenoble occupe un carrefour de vallées en Y. Si leurs orientations sont probablement d'origine tectonique, leurs formes de larges vallées encadrées par de puissants massifs à ossature urgonienne, est due au travail des glaciers. Les glaciers de l'Isère et du Drac, freinés par l'étroitesse de leur exutoire, la cluse de Voreppe, ont accumulé des épaisseurs considérables de glace (leur altitude a dépassé les 1 000 m) et ont surcreusé leurs vallées en proportion. Les alluvions qui les comblent aujourd'hui dépassent 600 m d'épaisseur (leur base atteint un niveau inférieur au niveau de la mer), elles sont en partie lacustres, un lac ayant occupé la cuvette de Grenoble lors de l'interglaciaire Riss-Würm. |
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Le site, ouvert vers la Savoie par le Grésivaudan, vers la vallée du Rhône par la cluse de Voreppe et vers le sud par la vallée du Drac, est riche de potentialités économiques... mais ne manque pas de contraintes : ville-pont menacée par les inondations et ville-frontière menacée par les invasions. La ville, née sur une langue d'alluvions surélevée, se développa lentement autour de son noyau, corsetée dans des remparts protecteurs. |
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Mais il fallut attendre le XIXe pour que la ville sorte de son enceinte et qu'un quartier industriel se développe : le quartier Berriat, entre le Drac et la gare, vit s'implanter minoteries, brasseries, tanneries et mégisseries (Grenoble est réputée pour sa ganterie), puis, au XXe siècle, usines de construction mécanique et électrique, industries alimentaires... Durant la première guerre mondiale, la commune de Pont-de-Claix, au sud de l'agglomération, accueille une usine de chargement d'obus : ce sera le point de départ d'une industrie chimique, aujourd'hui tournée vers la production du chlore et de ses dérivés. |
![]() Grenoble, ville universitaire, a su allier dynamisme économique et recherche scientifique dans un environnement montagnard. La ville jouit d'une image très positive valorisée au plan international dès 1925 avec l'Exposition de la houille blanche et du tourisme et en 1968 avec l'organisation des Jeux olympiques d'hiver qui ont largement contribué à l'aménagement et à l'équipement de l'agglomération et des stations. |
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Paysage | ![]() |
La capitale des Alpes occidentales : " une cité ancienne qui est une ville jeune ". On pourrait croire que cette formule de Paul Dreyfus suggère une différence qualitative entre le paysage de la vieille cité et ceux des communes voisines dont le tissu est désormais soudé au sien. La réalité est plus complexe, même si ce tissu forme plus une agglomération indifférenciée qu'une vraie ville. L'ancienneté et la nouveauté sont partout intimement liées dans le paysage urbain grenoblois, sans échapper aux contradictions. |
![]() Et si l'Isère n'y est pas perceptible avec la même évidence, elle n'en est pas moins présente et commande les grands motifs de son schéma de composition originel: le pont et le cours attribué par la légende à Lesdiguières, perpendiculairement aux quais , à leurs fronts bâtis et leurs portes , et, dans les cantons ainsi dessinés, l'ordonnancement des îlots habités, des rues et des places publiques qui font une ville. |
![]() Et dans les quartiers anciens , nombre de détails pittoresques et intéressants sont révélateurs d'une cité dont les ambiances témoignent d'une population active et surtout curieuse, réfléchie, entreprenante, ce qui explique largement la grande réussite qui fut la sienne au cours du dernier siècle, " une réussite humaine plus qu'une résultante aisée du jeu des forces naturelles" (Raoul Blanchard) |
![]() L'envers de la médaille est que ce développement n'a pas été accompagné dès ses débuts de plans d'urbanisme ouvrant sur un paysage urbain plus concerté. Grenoble même a manqué de tels plans de 1923 à 1963, date du plan Bernard. Depuis, et notamment avec les Jeux Olympiques de 1968, se sont succédé plans d'urbanisme et schémas directeurs qui ont pris acte de l'équilibre indispensable à assurer entre le développement modéré de la ville-centre et l'urbanisation des communes voisines de la cluse de Voreppe , des coteaux du Mont Saint-Eynard et de la plaine de Varces mais aussi de l'ensemble des vallées confluentes du Grésivaudan, du Drac et de l'Isère. |
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