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42 Les coteaux du Mont Saint-Eynard

Mont Saint-Eynard

 Géographie

Le massif de la Grande Chartreuse domine le Grésivaudan par d'impressionnants remparts calcaires. La série sédimentaire présente plusieurs niveaux de calcaires durs séparés par des couches calcaro-marneuses plus tendres. Ici, un banc de calcaires oxfordiens armant le ressaut urbanisé est dominé par la corniche tithonique du Mont St Eynard, entre les deux les roches plus sensibles à l'érosion offrent des pentes fortes tapissées d'éboulis. Au-delà de cette entité paysagère, vers le nord, le calcaire tithonique constitue un replat, le Plateau des Petites Roches, lui-même dominé par une corniche urgonienne, la Dent de Crolles et l'ensemble du " rebord subalpin ".
Ces coteaux pierreux et bien exposés étaient encore plantés de vignes au début du XXe siècle, aujourd'hui ils portent un quartier résidentiel très agréable bien que densément construit.
 Paysage
Dans la plaine du Grésivaudan, sur une longueur d'une dizaine de kilomètres et une profondeur de un à deux kilomètres, à partir de Grenoble, les communes de Corenc, Meylan, Biviers, Saint-Ismier et Saint-Nazaire-des-Eymes présentent l'image d'une urbanisation ininterrompue .
En une trentaine d'années, les anciens centres villageois et les anciens hameaux se sont graduellement vus isolés puis entourés, et enfin absorbés dans le tissu urbain de la " ville à la campagne ".
C'est, dans le département, l'exemple le plus important d'une suburbanisation faite de maisons unifamiliales entourées d'espaces verts. Et le sentiment domine que ce développement se prolongera en direction de Bernin, Crolles et des communes qui les suivent le long de la vallée. Seules quelques bandes boisées descendent du Mont Saint-Eynard le long de petits vallons à risques d'inondations et d'avalanches entre les lotissements et leur accompagnement végétal horticole.
L'atmosphère qui en résulte ne peut guère prétendre à l'originalité . Les quelques demeures et châteaux, qui font pourtant partie des " cent châteaux " de la vallée, sont trop peu nombreux pour sauver les lieux de la répétitivité des voies de circulation bordées d'écrans végétaux qui protègent les habitants plutôt qu'ils ne les ouvre sur des rues urbaines. Seule demeure une certaine diversité symbolique , liée à l'histoire de ces lieux, pris un par un, du fait de la proximité de la grande ville dont ils partagent le destin. Elle se reconnaît plus dans les édifices d'une vie culturelle qui se développe que dans les paysages.

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