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Géographie | ![]() |
![]() Terroir d'élevage, le balcon de Belledonne tente de diversifier sa production agricole et de développer les activités traditionnelles, résistant ainsi à une banalisation liée à la pression résidentielle. |
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Paysage | ![]() |
Dans le massif de Belledonne, les balcons habités occupent la place médiane de l'étagement du relief et de la végétation si caractéristique des paysages des Alpes du Nord. Ils sont séparés de la vallée du Grésivaudan par les contreforts du massif couverts de feuillus, surtout des châtaigniers, entre 200 et 900m environ. Ils sont séparés de la haute montagne par la forêt dense de résineux, épiceas principalement. Dans ce cadre très homogène et reconnaissable sur les quelque trente kilomètres qui longent le Grésivaudan du nord au sud, les balcons ont accueilli des paysages humanisés dans lesquels le schéma paysager patrimonial de la belle campagne est très reconnaissable. On remarque en effet, de la lisière inférieure des feuillus à la lisère supérieure des résineux, la forme étagée typique que le schéma prend en montagne avec les vergers et les cultures, elles-mêmes suivies du bâti villageois puis des prairies permanentes et des prés de fauche. |
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| Ce modèle est source de diversité . Ce sont les continuités agricoles ouvertes qui permettent à la vue de s'étendre et de profiter des motifs et des points forts environnants : les plus hauts sommets de la Chartreuse orientale à l'ouest et de Belledonne à l'est. Ce sont aussi les villages propices à l'accueil et à l'installation, là où les balcons se creusent de petits cirques d'origine glaciaire, séparés par des épaulements aux contours doux, toutes formes très accueillantes et originales malgré des formes générales comparables. L'attrait de ces balcons tient enfin beaucoup aux contrastes qui les différencient de la vallée proche. Contrastes climatiques, qui en font un séjour des plus agréables; contrastes de l'occupation humaine, empreinte de calme et de sérénité, loin de l'urbanisation de la grande vallée. |
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| Ces deux types de continuités, ouvertes et fermées, appellent le maintien d'une agriculture forte, par opposition aux sites que la forêt recolonise inexorablement, par exemple les fonds de ravins escarpés, les parties sommitales des vallons exposés au nord et au nord-ouest et les ubacs pentus, de même que les sites à évolution beaucoup plus lente, par exemple les friches sèches à exposition sud ou sud-ouest dans les espaces contigus à la forêt feuillue en place (CTGREF). |
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| L'analyse plus détaillée du modèle conduit à une autre observation, relative aux motifs de l'architecture traditionnelle. Elle est représentée par des bâtisses de pierre aux toits à quatre pans d'une grande simplicité, de dimensions parfois imposantes et bien regroupées en un site à la silhouette affirmée. Par rapport à ce regroupement et à ces qualités, le bâti récent de la maison individuelle tranche par sa localisation et parfois par son style. Suite à la forte pression urbaine de la vallée, les sites de balcons sont en effet devenus très attractifs, ce qui postule une urbanisation d'autant plus maîtrisée. Le risque est de voir les maisons individuelles se poser sur les espaces ouverts disponibles, par exemple les prairies, ce qui serait ressenti comme une atteinte à ces motifs, essentiels à l'équilibre et à l'harmonie du paysage. |
Ces deux séries de phénomènes incitent aux préoccupations relevant des Plans de paysages autour des principes suivants :
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