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46 La chaîne de Belledonne méridionale
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Géographie |
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Imposante chaîne cristalline, Belledonne est un vieux massif primaire, pénéplané, recouvert par la sédimentation secondaire, soulevé et basculé au tertiaire lors de la surrection des Alpes et soumis à l'érosion glaciaire au quaternaire. On trouve ici des traces de chaque phase de cette histoire géologique qui est à l'origine de sa morphologie contrastée, pics acérés et formes douces.
Les sommets dominent la vallée de l'Isère toute proche (Grand Pic de Belledonne, 2 978 m, Grésivaudan 220 m) de sorte que tous les étages de végétation sont représentés :
Étage collinéen : taillis de chêne pubescent (adret), charme, érable champêtre.
Étage montagnard : hêtre, bouleau, tremble, chêne pédonculé, érable sycomore, saule marsault, au-dessus sapin puis épicéa.
Étage subalpin : landes, peuplements clairs où l'on trouve l'épicéa, le pin à crochets, le pin Cembro, le bouleau.
Étage alpin : pelouses, éboulis et rochers.
La chaîne de Belledonne offre à la ville de Grenoble un décor majestueux et un vaste territoire ouvert aux loisirs d'été comme d'hiver.
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Paysage |
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C'est, en surface, la partie la plus importante de la chaîne entière. C'est le domaine de la haute montagne, aux immenses espaces ouverts qui permettent au regard de contempler et d'apprécier les motifs les plus insolites de nos paysages.
Au premier rang de ces motifs,
l
es sommets du Grand Pic de Belledonne (2978), de la Grande Lance de Domène (2790m), de la Grande Lance d'Allemenont (2777m), de la Grande Lauzière (2741m), qui ne s'individualisent que pour le regard exercé mais qui font de la chaîne, par leur continuité et une monumentalité, l'un des points d'appel le plus fort du département.
Les autres motifs sont ceux de l'étage alpin
, qui s'étend entre 2000 et 3000 mètres d'altitude. Les
glaciers
et
lacs glaciaires
y figurent en grand nombre, les
vallons
sont profonds et plus difficiles d'accès, mais
les alpages
, ouverts à la lumière, forment un domaine très vaste dans lequel les bergeries et quelques refuges, comme celui de la Pra, signalent la présence de ceux qui les parcourent.
Dans la partie sud de la chaîne, à la limite entre les étages alpin et montagnard,
Chamrousse
fut le
site d'accueil des disciplines de ski alpin des Jeux Olympiques de 1968 et reste la station privilégiée des Grenoblois. Son dynamisme est lié aux loisirs d'hiver et d'été, avec la randonnée et la promenade, dont celle des lacs Robert. Dynamisme complété par l'exploitation des forêts domaniales et communales typiques de l'étage montagnard qui cernent la station à l'ouest en complétant naturellement les hauteurs qui l'encadrent à l'est.
Chamrousse
présente un exemple, en Isère, des
stations nouvelles " fonctionnelles "
qui succédèrent, dans l'ensemble du massif alpin, aux stations nouvelles du type de l'Alpe d'Huez dans les Grandes Rousses
et les Deux Alpes dans le massif de l'Oisans
. Profitant de l'expérience des limites de ce type de stations, elle en tirera de nouvelles façons de faire. Dans une première phase, le plan masse et la viabilisation seront prévus et réalisés par un acteur unique, auquel succéderont dans une deuxième phase un certain nombre de constructeurs. Le paysage qui en résultera sera, au dire des spécialistes de l'urbanisme,
" relativement plus homogène (garanti en principe par le respect d'un cahier des charges), bien que l'urbanisme y soit dilué È (Knafou).
Il règne, en Isère, une grande diversité de situations, depuis les stations traditionnelles jusqu'aux stations nouvelles. Les enjeux d'avenir portent sur leur valorisation et notamment le rééquilibrage, d'une part entre haute et moyenne montagne, d'autre part entre adrets, défavorisés, et ubacs trop exclusivement réservés à la pratique du ski.