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47 La vallée d'Allevard

Vallee-d'Allevard

 Géographie
La vallée d'Allevard prolonge le balcon de Belledonne mais son organisation structurale est différente : les plis jurassiques forment, à l'ouest, la montagne de Brame Farine (1 210 m) que la dépression d'Allevard (495 m) sépare du massif cristallin de Belledonne à l'est. La vallée s'individualise donc nettement.
Allevard fut un centre minier et métallurgique important du XIIe siècle jusqu'à la Guerre de 14-18. Les minerais étaient exportés vers Rives et des gueuses de fonte vers la fonderie de canons de St-Gervais. Aujourd'hui il n'y a plus de mines mais il reste une activité métallurgique dans les aciéries de St Pierre d'Allevard et du Cheylas.
Vallée isolée par les formes du relief mais proche des grands axes et attrayante par ses paysages la vallée d'Allevard est soumise à une forte pression résidentielle, une image touristique reconnue.
 Paysage
L'histoire de l'étroite vallée en V qui abrite le cours moyen du Bréda appartient à celle de la France industrielle. L'exploitation des richesses minières de son sous-sol remonte au Moyen-Age et la mit en relation, malgré des accès difficiles, non seulement avec les autres centres de traitement artisanal et industriel du Dauphiné, Rives, Saint-Gervais et Vienne mais aussi avec ceux de Lyon, de Saint-Etienne et d'autres villes intéressées par la qualité de ses aciers.
Mais cette histoire se double d'une autre, celle d'une station thermale qui dut à Lamartine, alors ministre, un essor qui ne se démentit plus et rassembla, outre les grands entrepreneurs qui valurent au département sa réputation de pépinière d'inventeurs, nombre d'artistes, d'hommes du spectacle et d'hommes politiques.

La vallée est donc marquée, sur Allevard et Saint-Pierre-d'Allevard , par une forte urbanisation, en contraste avec les environs très boisés et les ambiances plus bucoliques des extrémités nord et sud de la vallée. Cette urbanisation se regroupe autour de la retenue du bassin de Flumet, dont les trop vastes dimensions et le caractère artificiel relèvent d'une image industrielle plus que paysagère.
Dans la partie nord de la vallée , sur l'ubac, c'est la forêt sombre de conifères qui domine. Sur l'adret, les hameaux se regroupent sur les reliefs plats : les Masures, le Freydoux, le Replat attirent le regard par la qualité de leur mise en scène au milieu de leurs prairies lumineuses. Les vallons sont étroits et commandent une installation villageoise sur les hauteurs, à l'image du beau village de la Chapelle-du-Bard, regroupé autour de son clocher.
Dans la partie sud, entre le col du Barrioz et Saint-Pierre-d'Allevard, les motifs des hameaux regroupés sont encore plus affirmés qu'au nord. Les clairières s'élargissent aux dimensions d'alpages à mesure que l'on s'élève en altitude, et les haberts isolés apparaissent au milieu de leurs prairies.
La maîtrise de l'urbanisation reste un impératif de l'ensemble de la vallée, à la mesure de l'attrait qu'elle présente par sa diversité symbolique et culturelle, très caractéristique de l'Isère. Son image paysagère est très attachante et mérite de conserver sa lisibilité, autour de ses deux principaux contrastes : celui de ses deux villes avec leur environnement forestier, et celui de ses forêts avec leurs clairières et leurs prairies lumineuses.

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