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52 Les Grandes Rousses

Carte Grandes Rousses

 Géographie

Massif cristallin peu étendu mais élevé, les Grandes Rousses sont bordées de sillons sédimentaires à l'est et à l'ouest. Fortement soulevé ce môle de roches hercyniennes est aussi très fracturé, son versant occidental présente deux paliers séparés par un escarpement de faille de 400 m et portant chacun une ligne de lacs (lac Blanc, lac du Milieu et lac de la Fare à 2 500 m, lac Besson, lac Faucille et lac Carrelet à 2000 m).
L'altitude soutenue (3 468 m au Pic de l'Etendard et rarement moins de 3 200 m en crête) et la forte humidité font qu'on trouve là les premiers glaciers en venant de l'ouest.
Les glaciers quaternaires ont modelé un relief essentiellement dû à la tectonique ; les glaciers de cirques, encore actifs, ont sculpté une belle arrête centrale.
 Paysage

Comme tout l'Oisans, c'est le domaine de la haute montagne. Entre l'altitude moyenne de 900 mètres et les 3468 mètres du Pic de l'Étendard , le massif présente la zonation alpine caractéristique: l'étage montagnard, avec la hêtraie-sapinière et le pin sylvestre ; l'étage subalpin à épicea ; l'étage alpin et ses pelouses au-dessus de 2200 m ; l'étage nival avec les premiers glaciers en venant de l'ouest au-dessus de 2400 m.
Les motifs de naturalité spectaculaires tels que les sommets arrondis comparables à des dômes, les glaciers, les neiges éternelles, les torrents, les lacs naturels qui tranchent par rapport aux retenues artificielles, les éboulis rocheux, les grands cols de la Croix de Fer et du Glandon , et les alpages, situent le massif dans le prolongement du massif de l'Oisans , dont on le donne généralement comme partie intégrante.
Avec ces motifs s'en conjuguent d'autres, qui jouent avec le caractère rude, souvent tourmenté et austère de ces paysages grandioses et comme taillés à vif dans le roc :
  • Les routes de montagne, typiques, accrochées aux pentes abruptes, progressant de virage en virage, et dont la RD 211 reste emblématique, avec les innombrables lacets qui l'ont fait entrer dans la légende du Tour de France.
  • Les stations de sport d'hiver, dont l'Alpe d'Huez est elle-même emblématique, station internationalement connue qui gouverne un des plus impressionnants domaines skiables des Alpes, en liaison avec les sept villages environnants de Villard-Reculas, La Garde, Oz, Allemond, Clavans et les deux stations satellites les plus récentes de Vauljany et d' Auris-en-Oisans. Cette dernière, installée dans son vallon aérien, a connu un développement qui en a fait une petite ville, minérale comme le paysage environnant, au coeur de son "empire de la neige", un des plus grands domaines skiables estivaux de France...
L'Alpe d'Huez est, avec les Deux Alpes, la plus représentative des stations de deuxième génération, dites stations nouvelles, apparues à la suite de la montée en puissance de la pratique du ski dans les années de l'immédiat après-guerre et créées de toutes pièces à l'étage alpin, à la différence des stations traditionnelles qui se développaient autour d'un noyau villageois préexistant. L'essor du tourisme de masse conduisit alors à une nouvelle forme de conquête de la haute montagne où " le rêve des promoteurs et le sublime de la montagne se livrent une bataille sans merci È (Libération, 29-12-98).
Par rapport aux stations traditionnelles de première génération, ces deux stations ont pu être qualifiées de " sauvages " non seulement à cause du cadre dans lequel elles s'installèrent mais aussi parce qu'elles connurent un développement spontané et parfois anarchique, mêlant initiatives privées et publiques, et réalisé dans la hâte afin de suivre le rythme d'une demande croissante. Le paysage qui en résulte est d'autant plus hétérogène qu'il ne présente pas les atouts du cadre pittoresque des stations traditionnelles, d'altitude inférieure. En outre, les problèmes liés à la circulation automobile et à l'implantation des équipements ne répondirent pas toujours à la fonctionnalité souhaitable. A ces défauts remédieront les stations nouvelles "fonctionnelles" telles que Chamrousse, en Belledonne méridionale .

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