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La déprise agricole a coïncidé, à partir des années 60, avec le développement rapide du domaine skiable en altitude, accompagné par la construction de la route qui conduit à la station du
Clot-de-la-Balme
et par des constructions nombreuses, dont l'essentiel a d'abord consisté en résidences individuelles installées sans plan d'urbanisme d'ensemble et sur des modèles d'architecture disparates. Le résultat est un
"véritable mitage, lâche"
au dire d'un spécialiste installé au village (A. Sgard).
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| Un premier temps fut marqué dans les années 80 par le développement d'un
Programme pluriannuel de Développement touristique
(PPDT) en association avec Villard, pour la fusion de leurs domaines skiables, le regroupement de leurs Offices du tourisme et la création d'un golf explicitement voulu comme une action de renaturation paysagère d'un site abandonné par l'agriculture. Aujourd'hui, la commune
"met explicitement au premier plan la 'gestion du paysage'
; cela se marque concrètement par des actions ponctuelles sur le bâti et sur l'espace agricole : réglementation sévère de l'architecture, des clôtures, de l'affichage, nettoyage des parcelles en bordure du village envahies par la broussaille, et réflexion avec les plus jeunes agriculteurs sur la sauvegarde des exploitations
"
(A.Sgard) |
| L'exemple de Corrençon-en-Vercors est significatif du tournant où se trouvent bien des communes de montagne iséroises confrontées à leur double souci de développement et de gestion de leur image paysagère. Dans ce contexte,
l'adoption de mesures de restauration et de protection
de motifs-clés tels que les continuités ouvertes des clairières prairiales s'avère unanimement acceptée. Un deuxième élément à relever est celui de
la concertation, de l'association et de la planification intercommunales
. Elles seules en effet permettent de faire passer la solidarité paysagère de territoires placés en covisibilité de l'état de simple constat à celui de programmes d'actions concrètes de protection et de valorisation.
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