Dans le prolongement de la plaine de Reymure, la RD529 permet d'entreprendre la remontée du Drac, affluent majeur de l'Isère.
Saint-Georges de Commiers
en garde la porte, entre la montagne du Connex (1632m) à l'est et, au-delà du Grand Brion (942m), les hauteurs du Vercors. Cette introduction au Sud-Isère est symbolique d'un des traits majeurs de leurs paysages : leurs horizons lointains sont toujours occupés par les motifs majeurs de la montagne, parmi lesquels on comptera
les plus hauts sommets de l'Oisans, la grande falaise calcaire du Vercors et l'emblématique Mont-Aiguille,
points forts connus, ne serait-ce que de nom, bien au-delà des limites de l'Isère.
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Entre Saint-Georges-de-Commiers et Notre-Dame-de-Commiers,c'est la vallée des îles.
Elles sont formées par les méandres de la rivière, très attractifs pour tous ceux qui aiment l'eau vive. Le cas est rare sinon unique en Isère. En effet, en amont immédiat de ces quelques kilomètres de plaine alluviale à végétation de saules et de peupliers, les barrages de Notre-Dame de Commiers, de Monteynard-Avignonet, de Saint-Pierre-Cognet et du Sautet, ont profondément modifié la rivière jusqu'aux limites sud du département.
De ce fait, ces quelques kilomètres de la vallée des îles sont les seuls à pouvoir offrir des vues sur le cours naturel de la rivière. Elles sont si exceptionnelles qu'elles sont devenues rares. A l'exemple de Saint-Georges de Commiers, installé sur les hauteurs en balcon, au-dessus des falaises noires et escarpées qui surplombent le cours de l'eau vive, de nombreuses villas occupent maints points de vue majeurs. Un point de vue est pourtant accessible au-dessus du barrage de Notre-Dame-de-Commiers, à partir duquel il est possible d'imaginer ce que fut le Drac avant la construction des barrages.
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En amont de Notre-Dame-de-Commiers s'ouvrent ensuite
les plateaux de Saint-Martin-de-la-Cluze
et de
Monteynard,
de part et d'autre des retenues de Notre-Dame de Commiers et de Monteynard-Avignonet. A l'horizon, la chaîne du Vercors, avec
les Deux Soeurs (1564m), le Gerbier et le Mont-Aiguille (2087m),
semblent enserrer un paysage unifié.
Cependant, bien qu'appartenant à une même entité géomorphologique, les deux plateaux sont doublement séparés, et par les gorges vertigineuses et par les retenues de barrage de la rivière, qui atteignent par endroits plusieurs centaines de mètres.
Dans ce décor,
le Petit Train de la Mure,
partant de Saint-Georges-de-Commiers, a installé son tracé et ses nombreux ouvrages d'art. Ces modèles d'esthétique fonctionnelle très attractifs, qui motivent une attention particulière du Conseil Général, invitent à souhaiter que l'aménagement de la RN75 en voie rapide, sur la rive opposée, se fasse avec la même ambition de qualité, par les ouvrages et les aménagements qui en feront un belvédère linéaire sur les paysages environnants.
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Sur le même registre que le Petit Train, un autre modèle d'esthétique fonctionnelle est représenté par
la RD 116, très belle route en corniche
qui longe la retenue du Monteynard en surplomb. Circulant tantôt en forêt tantôt au milieu des cultures et des prairies, elle donne également à voir la campagne du bocage bien entretenu du plateau. |
| Sur l'autre rive de la vallée, le projet d'aménagement de la RN75,
dont l'impact paysager sera déterminant sur l'image du Sud-Isère, saura-t-il permettre une découverte attractive de la vallée et inviter au voyage vers les paysages moins connus de l'intérieur? Sur
Sinard
, qu'elle met déjà à vingt minutes de Grenoble, la pression foncière est sensible et
invite à une maîtrise attentive de l'urbanisation
et à une préservation de la silhouette du village, comme sur les hameaux de La Pierre et de Miribel-Lanchâtre. Le site est attractif et conduit à la plage de Treffort, devenue un haut lieu de la planche à voile. On note par ailleurs des dynamiques de fermeture des paysages par enrésinement des grandes pelouses d'alpages sur les lignes de crête et les pentes du Senepy. Une importante activité pastorale tend cependant à maîtriser cette évolution. |