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62 LE BEAUMONT

Le beaumont

 Géographie
La vallée a été creusée dans les calcaires et marnes jurassiques par les glaciers et comblée sur une grande épaisseur par des apports glaciaires, fluviatiles et lacustres.
Sans entrer dans le détail de l'alternance des phases d'érosion et de comblement notons que lors d'une des dernières glaciations (Würm II) le glacier du Valbonnais couvrait l'emplacement actuel de la confluence du Drac et de la Bonne, bloquant l'écoulement des eaux du Drac. Dans le lac de barrage glaciaire ainsi formé (lac de Beaumont) les dépôts alluviaux se sont accumulés sur une grande épaisseur, ils forment aujourd'hui la vaste terrasse de Pellafol.
Le Drac a profondément encaissé son cours dans ces alluvions et même dans le substrat jurassique au niveau du verrou glaciaire qui, aujourd'hui, sert d'appui au barrage du Sautet.
Haute vallée (les villages ont une altitude voisine de 850-900 m) bénéficiant de l'influence du climat méditerranéen, le Beaumont a une économie partagée entre agriculture et tourisme.
 Paysage

Entre moyenne et haute montagne, les ambiances du Beaumont sont marquées, comme dans le Trièves , par la couleur locale du climat semi méditerranéen. Le pays se ressent cependant de la coupure du Drac, de part et d'autre duquel les paysages diffèrent. Passés les abords des gorges et des retenues de barrage du Drac, où les pentes abruptes sont recouvertes par des boisements denses, ce sont, rive droite, des reliefs plutôt collinéens, et, rive gauche, des plateaux dominant la rivière et eux-mêmes dominés par la majestueuse silhouette de l'Obiou (2790m).
La région est vouée à l'agriculture , elle-même suivie en hauteur par les alpages. Les vergers et même la vigne sont bien représentés sur la rive droite ; les cultures céréalières occupent plutôt les grands plateaux de la rive gauche.
Les villages ont conservé leurs silhouettes bien regroupées, comme fréquemment dans le midi. Ainsi en est-il de Corps , à flanc de coteau, avec ses montées d'escaliers typiques, ou de Pellafol-les-Payas, perché sur son plateau, avec ses maisons rangées en un front bâti très régulier et pittoresque.
Notre-Dame-de-la-Salette représente un cas tout à fait particulier, dans un paysage d'alpages qui attire beaucoup de visiteurs autour d'une symbolique de la montagne comme lieu d'expérience mystique. L'affluence y est très forte et ne le cède qu'à Lourdes, sanctuaire de montagne lui aussi et premier centre national de pélerinages.

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