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64 - Le massif de l'Oisans

Massif de l'Oisans

 Géographie
Enorme môle cristallin soulevé jusqu'à plus de 3 500 m, très faillé, l'Oisans, du fait de son altitude, a été profondément sculpté par les glaciers quaternaires.
Ce massif est contourné par la Romanche, le Drac et la Durance et fortement découpé par les vallées des nombreux affluents de ces trois rivières.
Toutes les reculées, fermées par des glaciers de cirques, viennent butter sur la crête principale, orientée nord-sud, de la Meije (3 983 m) à la Pointe de Verdonne (3 327 m) dans les Hautes-Alpes.
Massif aux sommets mythiques, l'Oisans est aujourd'hui entièrement tourné vers les loisirs sportifs et le tourisme, les activités pastorales sont résiduelles.
Seul le quart nord-ouest du massif est situé dans le département de l'Isère.
 Paysage

Plus qu'une entité géographique nettement délimitée, l'Oisans désigne une patrie, celle des alpinistes qui en furent comme les pères fondateurs , à la suite de pionniers tels que les Cassini, premiers cartographes de la France entière, les géologues, les botanistes, les minéralogistes et les cristalliers, pour lesquels aussi il est un paradis. C'est ainsi que son nom se confond souvent avec celui du massif des Ecrins, et même du massif du Pelvoux, qui revendiquent pourtant leur identité singulière.

L'Oisans isérois couvre le bassin versant de la Romanche, aux très grands motifs de haute montagne, sommets mythiques de la Meije (3983m), des Écrins (4102m), d'Ailefroide (3953m), pénétrée d'ouest en est par la vallée du Vénéon et, au bout de la route, le hameau de la Bérarde, mecque de l'alpinisme.

La vallée commence dès la confluence du Vénéon avec la Romanche, à quelques kilomètres du Bourg-d'Oisans. C'est là que commence la RD 530, route aussi célèbre que celles des gorges vercusiennes , avec ses garages temporaires bordant les précipices. A partir du Rocher du Fayol, la vallée se referme brusquement mais demeure encore suffisamment ouverte, jusqu'à Venosc , dans ses vergers, pour accueillir un important tourisme en communication avec les Deux-Alpes.

La station des Deux-Alpes, grande émule de l'Alpe d'Huez, et représentative comme elle des stations nouvelles, semble avoir voulu fixer tout ce que l'Oisans peut souhaiter comme équipements de loisirs hivernaux et estivaux, même non sportifs, le reste du massif restant réservé à la haute montagne, ainsi qu'en témoignera la raréfaction progressive de l'habitat au fur et à mesure que l'on remontera la vallée.

La vallée va en se resserrant jusqu'à Saint-Christophe-en-Oisans et ses hameaux, perdus dans la haute végétation qui succède à l'agriculture. Au bout de la route ce sera la Bérarde. Pendant le long hiver le hameau n'abrite qu'une seule personne. L'été, c'est à partir de là que les sentiers rayonnent pour la randonnée et l'accès aux refuges, seules présences d'habitat dans un rayon de plus de 10 kilomètres.

La route de la Bérarde, comme toutes celles des vallées alpines les plus élevées, appelle les soins attentifs que mérite tout grand motif de paysage. Dans un site aussi naturel et sauvage, elle appelle le plus grand respect pour les motifs de naturalité parmi lesquels elle se fraie un passage.
Toute atteinte non justifiée ou mal cicatrisée à ces motifs signifie toujours une banalisation d'autant plus dommageable que les vues sur d'autres mises en scène sont la plupart du temps très réduites du fait de l'étroitesse de la vallée.
On portera également une grande attention au calibrage de la chaussée et des élargissements nécessaires aux garages temporaires. Vouloir faire de cette route un boulevard serait un contresens dans un contexte où les difficultés font partie des enjeux d'accès aux immensités ouvertes de la haute montagne.

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